Cooklang, le Git de mes recettes de cuisine : comment j’organise et versionne facilement mes plats

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Vos recettes méritent mieux qu’une app qui disparaît du jour au lendemain. Et si vous pouviez les garder, les modifier, les partager et même les versionner comme du code ? C’est exactement là que Cooklang change la donne.

Cooklang, c’est quoi au juste ?

Cooklang est un petit langage de texte brut pensé pour écrire des recettes de cuisine. L’idée est simple. Vous rédigez votre recette dans un fichier texte, puis vous ajoutez quelques marques faciles à lire pour signaler les ingrédients, les ustensiles et les temps.

Par exemple, un ingrédient s’écrit avec @, comme @farine{200 g}. Un ustensile prend la forme #fouet{}. Un temps de préparation s’écrit avec ~{25 minutes}. C’est lisible pour vous. C’est aussi exploitable par une machine.

Le plus agréable, c’est que vous ne perdez pas le sens de la recette. Elle reste claire, naturelle, presque comme une note dans votre carnet de cuisine. Pas besoin de formulaire compliqué ni d’abonnement caché.

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Pourquoi ce format plaît autant

Beaucoup de gens finissent par se lasser des applications de recettes. Elles ferment, elles changent, elles demandent un compte, ou elles cachent tout derrière des écrans trop chargés. Cooklang va dans l’autre sens. Il mise sur la simplicité et la liberté.

Vous gardez vos fichiers chez vous. Vous pouvez les ouvrir avec un éditeur de texte classique. Vous pouvez les copier, les sauvegarder, les envoyer, les ranger dans un dossier bien propre. Bref, vous restez maître de vos recettes.

C’est aussi rassurant sur le long terme. Un fichier .cook de quelques kilo-octets peut vivre très longtemps. Pas de dépendance à une plateforme à la mode. Pas de frustration quand un service change ses règles du jour au lendemain.

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Comment écrire une recette Cooklang

La syntaxe est simple, mais elle ouvre beaucoup de possibilités. Voici un exemple de base pour une pâte à crêpes.

Dans votre fichier, vous pouvez écrire quelque chose comme :

  • @farine{250 g}
  • @lait{50 cl}
  • @oeufs{3}
  • @beurre{40 g}
  • @sucre{30 g}
  • ~{10 minutes}

Vous pouvez ensuite rédiger la recette en français normal autour de ces éléments. Par exemple : mélangez la farine, le sucre et les oeufs dans un grand saladier. Ajoutez le lait petit à petit. Faites fondre le beurre dans une poêle. Laissez reposer la pâte ~{10 minutes}.

Le résultat reste humain, mais la machine comprend où sont les ingrédients. Elle peut alors générer une belle version de lecture, une liste de courses, ou d’autres usages pratiques.

Versionner ses recettes avec Git, c’est très malin

C’est là que Cooklang devient vraiment intéressant. Si vous utilisez Git, vous pouvez suivre l’évolution de vos recettes dans le temps. Chaque changement garde une trace. Chaque ajustement raconte une petite histoire.

Vous avez ajouté un peu plus de vanille ? Réduit le sucre ? Changé le temps de repos ? Tout cela peut être enregistré proprement. Et si une version était meilleure que l’autre, vous pouvez la retrouver en quelques secondes.

Ce n’est pas un détail. En cuisine, on oublie vite pourquoi une recette fonctionnait si bien. Avec Git, vous pouvez revenir en arrière. Vous voyez ce que vous avez modifié. Vous comprenez ce qui a amélioré le goût. C’est presque comme un carnet de laboratoire, mais en plus appétissant.

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Ce que Cooklang fait bien, et ce qu’il ne fait pas

Cooklang est très fort pour organiser, stocker et mettre en forme les recettes. Il sait aussi s’intégrer à plusieurs outils. Mais il ne fait pas tout. Et c’est plutôt sain de le dire clairement.

Par exemple, si vous doublez ou triplez une recette, la logique peut ajuster certaines quantités. En revanche, vous devez garder du bon sens. Le sel ne triple pas toujours. Le poivre non plus. Et les temps de cuisson ne suivent pas forcément la même règle.

Autre point important : Cooklang n’est pas conçu comme un outil de collaboration en temps réel. Ce n’est pas un Google Docs de la cuisine. Chacun peut gérer ses fichiers, les synchroniser, les ranger, mais ce n’est pas un espace où plusieurs personnes tapent ensemble au même endroit.

Un écosystème étonnamment complet

On pourrait croire qu’un format texte reste un petit projet de niche. En réalité, l’univers Cooklang est déjà bien équipé. Il existe un CLI Rust, avec un serveur web intégré. Il existe aussi des applications sur iOS et Android. Et pour les personnes qui aiment travailler dans leur éditeur habituel, il y a des plugins pour VS Code, Vim et Emacs.

Il y a même des usages plus malins. Par exemple, un Raspberry Pi peut servir de mini serveur de recettes sur le WiFi local. Pratique pour une cuisine familiale. Chacun consulte les plats depuis son téléphone sans dépendre d’un gros service en ligne.

Cette approche plaît parce qu’elle mélange modernité et sobriété. Vous n’avez pas besoin de beaucoup pour que cela fonctionne. Un dossier, quelques fichiers, un éditeur texte, et c’est parti.

Importer une recette trouvée en ligne

Vous avez trouvé une bonne recette sur le web, mais vous n’avez pas envie de tout retaper ? Là aussi, Cooklang a une astuce séduisante. Avec l’outil cook.md, vous pouvez transformer une recette en ligne au format Cooklang plus facilement.

Au lieu de copier-coller pendant vingt minutes, vous récupérez une base exploitable plus vite. Ensuite, vous l’adaptez à votre goût. Un peu plus d’ail ici. Moins de sucre là. Un temps de repos rallongé. Vous gardez la main.

C’est précieux, parce qu’une bonne recette n’est presque jamais figée. Elle évolue avec vos essais, vos habitudes, votre famille, votre matériel. Cooklang colle très bien à cette logique.

Pour qui Cooklang est-il vraiment utile ?

Cooklang est idéal si vous aimez garder vos choses en ordre. Il conviendra très bien aux personnes qui prennent des notes, classent leurs fichiers et aiment comprendre ce qu’elles utilisent. Il plaira aussi à ceux qui ont déjà un petit réflexe technique, même léger.

En revanche, si vous voulez seulement une application très visuelle et ultra guidée, ce n’est peut-être pas le plus simple au départ. Il faut accepter une petite étape d’apprentissage. Mais elle est courte. Et elle vaut vite le coup.

Le vrai plaisir arrive quand tout est en place. Vos recettes sont propres. Vos versions sont suivies. Vos ingrédients sont structurés. Et vous n’avez plus cette peur un peu absurde de perdre une sauce bolognaise parfaite parce qu’une app a fermé.

En résumé, une façon plus libre de cuisiner

Cooklang n’est pas juste un outil de geek. C’est une manière futée de reprendre possession de ses recettes. Vous écrivez en texte brut. Vous archivez pour longtemps. Vous versionnez avec Git. Vous automatisez une partie du travail. Et vous gardez vos plats sous contrôle.

Si vous aimez la cuisine autant que l’organisation, le duo est très séduisant. On n’est plus dans le gadget. On est dans quelque chose de simple, solide et durable. Et franchement, pour un livre de recettes, c’est exactement ce qu’on veut.

Clara Duhamel
Clara Duhamel

Je suis basee a Clermont-Ferrand et j'ai travaille six ans entre cuisine de maison d'hotes et presse locale gastronomique. Je couvre les produits de terroir, les tables de caractere et l'actualite culinaire regionale. J'aime les infos utiles et verifiees.

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